Quel rendement espérer pour son troisième pilier ?

Le 3ème pilier permet de bénéficier des avantages fiscaux significatifs qui justifie à lui seul sans doute l’intérêt de contracter un 3ème pilier : déductibilité de votre revenu imposable et fiscalité réduite sur les retraits. Toutefois, il est normal que votre épargne placée soit rémunérée.
Le rendement d’un 3ème pilier va dépendre du produit d’épargne que vous aurez choisi mais aussi du risque vous aurez choisi de prendre. Plus le risque pris est élevé plus les gains peuvent l’être… tout comme les risques de perte en capital…

Le compte épargne : la sécurité

Les taux d’intérêt proposés par les établissements bancaires sont en général garantis sur l’année, voire sur la durée du contrat. Ils sont actuellement faibles (1% ces dernières années) et donc lorsque vous retirerez votre épargne, le montant représenté par celle-ci ne sera guère plus élevé que vos versements. Par contre, vous êtes certains de ne pas perdre d’argent, à l’exception bien évidemment d’un effondrement du système bancaire ou d’une faillite de votre établissement bancaire (et encore, votre capital est garanti jusqu’à hauteur 100 000 CHF mais en fonction de la capacité de la banque). Les principes de la garantie bancaire sont édictés au niveau de la Suisse par la FINMA, l’autorité fédérale des marchés financiers.

Le fonds de prévoyance : un potentiel plus élevé en échange d’un risque accru

Placer tout ou partie de votre épargne dans un fond de placement signifie en fait transformer cette épargne en produits financiers (actions, obligations, fonds immobiliers…) soumis aux lois du marché.  Votre organisme de prévoyance diversifiera ces placements selon l’adage « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ».

Les rendements moyens oscillent entre 3 et 7%. En sortie de contrat, il est donc possible d’espérer un capital retraite plus important qu’avec un compte épargne sans toutefois que cela soit garanti.

Choisissez le produit qui vous ressemble !

En matière d’épargne, il ne faut pas forcer sa nature. Votre conseiller et vous-même devrez analyser objectivement votre besoin avant que vous ne preniez une décision. Par exemple, si vous avez déjà un patrimoine conséquent, il vous est sans doute possible de prendre un peu plus de risque. Si par contre, vous êtes jeune mais que votre projet est d’accéder rapidement à la propriété alors il vaut mieux jouer la sécurité car lorsque votre projet d’acquisition immobilière se concrétisera, vous devrez rapidement pouvoir débloquer votre épargne et être sûr de son montant.

Le 3ème pilier à la une