Jusqu’à une époque récente, en plus de proposer des économies d’impôts substantielles, les contrats de 3ème pilier proposaient souvent des performances plus élevées que certains placements bancaires. Cette époque est malheureusement révolue. Nous allons découvrir pourquoi.
La FINMA est l’Autorité Fédérale de Surveillance des Marchés Financiers. Elle a pour mission de réguler les acteurs des marchés financiers que sont les banques, les courtiers et les compagnies d’assurance. Basée à Berne, cette société de droit public elle fixe notamment pour l’assurance-vie individuelle le taux d’intérêt tarifaire et les valeurs de règlements et les révises tous les deux ans.
Le taux technique s’impose aux compagnies proposant des contrats de 3ème pilier. Il s’agit du rendement minimum contractuel. Il y a 15 ans, ce taux avoisinait les 3% et était donc extrêmement intéressant. Toutefois, compte-tenu des performances de l’économie mondiale, ce rendement ne pouvait plus être atteint. Cela signifiait que les banques et compagnies d’assurance n’aurait pu couvrir avec l’épargne collectée un tel niveau de rémunération. La FINMA a donc fait constamment baisser le taux technique. Depuis plusieurs années, ce taux technique est donc à niveau historiquement très bas (entre 0 et 0,25%).
La banque ou la compagnie d’assurances avec qui vous avez contractualisée un 3ème pilier a stipulé un taux précis. Ce taux restera valable jusqu’à l’échéance de votre 3ème pilier. C’est pourquoi lorsque le taux était élevé mais baissait chaque année, les Suisses étaient incités à signer rapidement un contrat de 3ème pilier avant la fin de l’année, la baisse du taux s’appliquant au changement d’année civile.
Jusqu’à une date récente la question ne se posait pas. Plus un contrat était ancien, plus il avait de chances d’avoir un taux plus élevé qu’un contrat récent. Il ne fallait donc surtout pas y toucher sauf cas de force majeure. Naturellement, certains organismes financiers indélicats tentaient de convaincre les détenteurs de ces contrats de les résilier au profit d’autres solutions d’investissement, aux conditions parfois peu lisibles, qui étaient plus rentables pour eux mais moins rentables pour vous.
Mais l’inflation générée actuellement par la crise énergétique et la situation géopolitique pourrait renverser la donne et voir à nouveau augmenter le taux technique. Rappelons néanmoins que le taux technique n’est généralement révisé par la FINMA que tous les 2 ans, ce qui permet à cette dernière d’éviter une révision intempestive basée sur des critères trop conjoncturels.
La réponse est oui car le 3ème pilier permet de combler les insuffisances du 1er et du 2ème pilier. Par ailleurs il permet d’assurer la protection de vos proches en cas de décès. Enfin, les avantages fiscaux qui y sont rattachés doivent être pris en compte dans le calcul du taux de rendement effectif de votre 3ème pilier.
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